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Le conseil général de l'Ariège s'est discrètement retirément retiré du soutien qu'il accordait aux mushers ariégeois depuis plusieurs années. Cette aide, appelée "aide aux sportifs de haut niveau", a vu ses critères recentrés autour de trois points : Résider en Ariège, avoir moins de 25 ans, ne pas avoir d'activités rémunérées.
A la première lecture, un peu désabusé par les décisions uniquement électoralistes qui semblent les seules émoustillant encore les neurones des élus du département , j'avais lu à la place "de résider en Ariège", "être ariégeois". Ce critère, assez simpliste, un brun populiste ne m'avait absolument pas étonné, car s'il est banni dans les discours officiels, il semble avoir de temps en temps des regains de jeunesse. Les ours "ariégeois" n'ont-il pas été considéré comme des clandestins slovènes par l'Auguste chef de notre département ?
Bonne ou mauvaise lecture, l'incidence était la même: Un joli trou dans le budget de départ pour les championnats du Monde.
Dans d'autres sports certains jeunes sportifs de haut niveau du département sont aussi touchés. Licenciés en Ariège mais résidant dans un autre département pour leurs études, cette aide ne leur a pas été accordée pour 2010.
Ces restrictions dont la toile de fond est un mouvement de contestation de nos élus à la politique présidentielle prennent appui sur les projets de réformes de la fiscalité et la nouvelle organisation territoriale qui font peser des menaces sur le budget des collectivités territoriales. Selon le Conseil Général, les budgets de la culture , du sport et de la jeunesse seront diminués de 3% par an jusqu'en 2014...
Cependant, même si les inquiétudes et la mobilisation sont légitimes, une compensation doit être apportée par l'Etat en 2010 à chaque niveau de collectivité. Il est vrai qu'il n'y a aucune certitude à ce sujet. Toutefois, il n'y avait pas urgence pour 2010.
L'affaire est tout de même grâve. La réforme des collectivités locales va changer la donne. Une des transformation majeure sera la suppression pour les régions et les départements de la clause de compétence générale. Les communes garderont le libre choix de leur politique au nom de l'intérêt général. Mais une question reste sans réponse pour l'instant. Qui va prendre en charge, développera et financera les politiques culturelles, sportives, le tourisme et la vie associative ? L'Etat ? on connaît sa frilosité dans le domaine. Les communes ? Elles n'en auront jamais les moyens. En fait, nous assistons à un grand mouvement de recentralisation qui va transformer la paysage institutionnel français.
Ces politiques territoriales en matière de sport auront des incidences sur le développement du traîneau à chiens, particulièrement pour les compétitieurs, et laisse augurer peu d'espoir de voir la discipline sortir de la confidentialité dans laquelle elle est tenue. Pour les clubs un peu moribonds cela ne changera pas grand chose. Pour les autres, notamment ceux organisateurs de manifestations, la création de Ligue constituant un niveau régional actif sera nécessaire mais certainement pas suffisante pour espérer exister un peu plus dans le paysage du sport français.En ce qui concerne les infrastructures d'entraînement dont nous rêvons depuis des années, il semble bien que le rêve devienne inaccessible...
Olivier Houplain
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