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 Témoignages et impressions de course... mardi 24 août 2004 
 Course à pied :  Montcalm 2004 par José NAVARRO...
 Nous ne connaissions pas ces talents à José...certes "petit " par la taille, mais "grand" narrateur ...

Le Montcalm, voilà bien des semaines que je l'ai dans la tête. Après
plusieurs participations dont j'ai perdu le compte j'avais envisagé de
faire un bon Montcalm en 2003 pour mes 50 ans, tenter de rentrer dans les 4h30 que j'avais frôlé en 1998 et qui pour moi est un temps mythique. Mais, cette année là, les évènements m'ont conduit sur d'autres horizons, à battre collectivement le macadam Ariégeois Haut Garonnais et le pavé parisien pour tenter de forcer Pechiney qui avait annoncé l'arrêt de l'usine, à ne pas oublier que nos vallées lui avaient fourni, pendant plus de un siècle, l'énergie de l'eau, de la terre, et de milliers d'hommes et femmes.
Alors en 2004 étant plus libre je voulais prendre ma revanche et je me
jurais d'être présent sur cette course, certainement la plus belle course de montagne que je connaisse.
Au fil des mois de préparation, l'info me parvient: ce sera un départ de
AUZAT et retour à AUZAT, 42Km 250. Par quel sentier? mystère! Le secret
est bien gardé et je n'ai pas envie de poser trop de questions pour garder un peu de piment. Du coup, étant en reprise de course à pied, avec en plus les quelques 7 bornes et les 300 m de dénivelés supplémentaires l'objectif de 4h30 tombe à l'eau. Mais qu'à cela ne tienne, 6h, 7h qu'elle importance.
Cette petite introduction pour dire que le Montcalm ne commence pas le
jour de la course. On "se le rentre" dans la tête bien avant. Savoir
comment on est physiquement, mentalement, se mettre à l'épreuve quelques
jours avant, se questionner jusqu'au dernier moment sur les caprices du
temps, relecture et mémorisation du parcours, vérification d'une foule de détails anodins, font partie totalement de la course et en font aussi tout son attrait.
A quelques jours du départ j'apprends que le parcours emprunte l'aqueduc. Je le connais pour l'avoir déjà parcouru et je suis ravi. Vivement le jour J.
Jour J-1, quelques 130 coureurs sont déjà inscrits, c'est moins que
l'année précédente. Confirmation le lendemain avec seulement 190 coureurs au départ. Beaucoup de nouveaux, des anciens ont fait l'impasse du 15° Challenge et du premier Marathon du Montcalm. Ils ne savent pas ce qu'ils ont raté.
La météo négative en altitude du vendredi, confirmée avant le départ,
ainsi que le vent annoncé, me décident à me munir d'un sac banane
contenant coupe vent et gants. Devenu adepte en randonnée des bâtons
télescopiques, je décide de les utiliser pour la course, cela permet de
courir et de marcher avec l'aide des bras et des épaules.
Donné à la minute prés, le départ est d'une ponctualité exemplaire. Les
coureurs s'élancent vers le "cailloux" à peine encombré de quelques nuages qui vont se dissiper rapidement sous un ciel encore étoilé. La température en fond de vallée est idéale pour commencer cette journée sportive.
Les bouchons du départ sont assez vite résorbés à l'approche de
l'aqueduc. Les kms de la traversée de Auzat jusqu'au GR 10 de Bassies et
les 300 m de dénivelé par un sentier étroit et pentu malgré son excellent tracé en Zig Zag ont étiré le peloton. La course sur l'aqueduc est un véritable plaisir. Les années y ont déroulé un tapis de mousse dont l'amorti est très agréable et efficace. Les passages de ravins, les tournants en balcon avec des à-pics et une vue sur la vallée
impressionnante. En levant le nez, la haute montagne s'approche, au détour d'une courbe, la piquette du Moncalm masque à peine le pic qui se réveille doucement. Ce départ est une pure merveille. Après plusieurs dizaines de minutes de course le fait de pouvoir encore apercevoir là haut, au loin,le sommet apporte à ce challenge des 3000 plus qu'une cerise sur le gâteau. Ces 7 kilomètres sont un véritable cadeau que les organisateurs nous ont fait. L'entrée dans le bois de Fontanal est moins encombré que les autres années. C'est plus simple pour attaquer les choses sérieuses.
Avec Mathias et le dossard 88, nous allons sur un rythme qui nous va bien. Les discussions animées sur le plat de l'aqueduc se font plus rares à partir du bois car la pente devient sévère d'entrée de jeu, mais la convivialité est de mise sur tout le parcours. Je suis entouré de quelques gars très sympas. Parmi eux un toulousain qui me parle de Pechiney, de sa participation à la manif de Tarascon. Très vite intelligemment et gentiment il abandonne le sujet car il comprend que je préfère parler d'autre chose. Comme je suis un peu connu dans le coin, l'accueil aux ravitaillements est très chaleureux. Je n'en saute pas un. Je bois et je mange à chacun d'entre eux. Planouzère, Etang Sourd, Pinet s'enchainent très facilement. 100eme à Lartigues je passe 85 au Pinet. A l'étang du Montcalm, mais aussi sur l'ensemble du parcours, les Pechiney sont moins nombreux. Roger est toujours là. Cette année c'est Gisèle qui nous ravitaille pour l'attaque de la partie haute minérale. A l'approche des cornes tout va bien, mais il faut se serrer car Frezoul redescend déjà, rapidement suivi par les premiers. Impressionnant! L'avantage d'être derrière c'est d'avoir le privilège de voir ces isards redescendre et d'essayer de les singer; mais l'inconvénient c'est qu'on ne voit pas comment ils montent. Fini le spectacle, nous c'est vers en haut qu'il faut continuer. Au col 2900, alors que tout allait bien jusque là, subitement les pas se font plus difficiles. Je ressens le froid plus vif. Je mets mon coupe vent, les gants. Ca va mieux, mais je ne retrouve pas le rythme facile du début de course. A 10h40 le sommet du Montcalm. Comme depuis l'Etang du Moncalm, il n'y fait pas chaud non plus. La nuit n'a pas du être facile pour tous les bénévoles qui dormaient sous les tentes. Je fais
un détour par la plaque commémorative Pechiney, j'ai pour l'occasion revêtu mon débardeur "ni partir ni mourir" qui aujourd'hui est sans doute une pièce de musée pour beaucoup, mais qui pour moi représente beaucoup de choses. Je fais une causette avec le maire de Goulier, fidèle au poste au sommet. De ce dôme sommital le conte Henri Russel disait qu’un régiment pourrait y effectuer des manœuvres.
Je repars, la pique d'Estats nous attend. La courte descente au col du
Riouffret que je passe toujours facilement, sans tenir trop compte du
tracé du sentier est cette fois difficile, les cuisses me font mal. Déjà
Mathias s'éloigne dans la remontée vers la catalogne que nous n'atteindrons pas car à quelques mètres du sommet de la Pique d'Estats, nous faisons demi tour vers le col Verdaguer où un nouveau ravitaillement nous attend. Là je serre les baskets pour la descente en comptant bien faire voler les cailloux comme généralement j'aime le faire. Mais au lieu de cela c'est un véritable débutant qui s'engage dans la pente. Le moindre cailloux qui dépasse, je trébuche. Le moindre cailloux lisse, je glisse. Je manque de "m'espatarner" au moins dix foix. Dans le névé gelé sous le col 2900, je glisse et je me retrouve à plat ventre.
Mathias a disparu de ma vue. Mes cuisses me font toujours aussi mal. Je
crains chaque contact avec le sol.
Malgré tout voilà l'étang. Je me déleste de mon coupe vent et des gants.
Il ne fait plus froid. J'ai l'impression que les cuisses vont mieux. Le 88 qui sous les cornes avait pris une sacrée gamelle me dit qu'il a peur
depuis cette chute. Je lui explique qu'il est bon descendeur et qu'il n'a pas eu de chance, qu'il a glissé et que le minéral c'est pratiquement fini. Il ne lui en fallait pas plus pour reprendre confiance et me mettre quelques hectomètres dans la vue en un rien de temps.
Pour moi effectivement cela va mieux. Après un bisou à Sylvain qui avait
fait la grâce matinée sous la tente à 2540m, je quitte l'étang pour une
descente un peu plus comme je les aime. Je ressens de plus en plus les
appuis. J'anticipe mieux. Au Pinet je n'ai plus mal nulle part. L'étang
sourd, Planouzères s'enchaînent facilement. A nouveau la poussière vole
sous les baskets. A Planouzères il est 11h35. Des connaissances me
proposent cyniquement le ricard. Impossible. Il faut rentrer et je suis de mieux en mieux. A Lartigues, ravitaillement copieux et je prends une dose de produit de l'effort baptisé "coup de fouet". Le goudron me conduit à Marc où une charmante blonde aux yeux bleus non seulement m'encourage d'une voix de ténor mais me propose à boire et à manger et aussi de me prendre les bâtons. Je ne me fais pas prier, je les lui donne bien volontiers et je l'embrasse avant de repartir plus léger. Après le pont, le sentier, j'enchaîne les remontées sans marcher, comme à l'entraînement. Ma foulée est très facile. A 5 kilomètres de Auzat je retrouve Mathias qui coinçait un peu. Avec une énergie retrouvée je lui propose de le ramener. Très courageusement, il emboîte ma foulée et se refait un nouveau moral. Au tournant du parking du départ de Bassiès toute sa famille est là pour l'attendre et l'encourager. Il va pouvoir encourager à son tour ses enfants qui se sont inscrits pour la course de l'après midi et qui piaffent d'impatience. Un peu de goudron, revoilà le sentier, le centre équestre, Capounta et les dernières foulées qui s'accélèrent toutes seules pour une arrivée à 13h30 main dans la main avec Mathias avec l'animation de moustache qui sait très bien faire partager ses émotions. Le 88 est là pour nous féliciter. Il m'embrasse même.
Juste un petit oubli.
Une standing ovation pour tout le staf médical et les kinés. Aprés 42
bornes en montagne, rien de tel qu'un bon massage. Et en plus avec le
sourire. Etre aux petits soins aprés la course c'est aussi un plus du
challenge que l'on ne retrouve pas dans d'autres courses. Merci à eux.

Déjà nous parlons de l'année prochaine. Pourvu qu'ils gardent le départ à Auzat.
 Mise à jour effectuée le 24/08/2004   

 
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