AriegeNews TV
Venez discuter avec nous Devenir correspondant Les sites sportifs ari�geois Passez vos annonces gratuitement -
SPORT 09
Accueil
Principe
L'équipe
Prestataires
Les clubs
Les Champions
Newsletter
* Les news
Votre Sport
Aikibudo
Aikido
Alpinisme
Athlétisme
Badminton
Basket Ball
Biathlon
Billard
Boxe Anglaise
Boxe Thai
Canoe Kayak
Canyoning
Capoeira
Course à pied
Cyclisme
Cyclotourisme
Danse
Equitation
Escalade- Montag
Escrime
Ferias
Football
Football Americain
G.R.S
Golf
Gymnastique
Gymnastique Volontaire
Handball
Handisport
Jeu de boules
Judo-Kendo-Chanbara
Karaté
Karting
Katori Shunto Ryu
Kung-Fu / Shaolin
Marche... athlétiq.
Modélisme
Moto Cross-Quad
Multi activités
Natation
Paintball
Parachutisme
Parcours Aventure
Pêche sportive
Pelote Basque
Pentajeune
Petanque et Jeu Provencal
Raid aventure
Rando. Pédestre
Raquette à neige
Roller Hockey
Rugby à XIII
Rugby à XV
Sambo
Savate Boxe Française
Ski fond- ski alpin- ski alpinis
Spéléo-Canyons
Sport BOULES - lyonnaise
Sports Pompiers
Taekwondo
Tai Chi Chuan
Tennis
Tennis de Table
Tir à l'Arc
Tir toutes discipl.
Traîneau à chiens
Triathlon
Twirling-Baton
ULM
Vol libre
Volley Ball
VTT
Prévisions de la semaine

 Les impressions de coureurs... mardi 20 avril 2004 
 Course à pied :  Lionel NADE , ABS AVENTURE, 11h58.37 , APT 2004
 Ce message intégral de Lionel NADE, du club d'ABS AVENTURE, classé 83éme en 11h58.37 sur l'Ariège Pyrénées Trail et ses 65 kms...

Bonjour à tous,

La fatigue de ce matin me laisse à peine suffisamment de force pour mon travail mais je prends tout de même une petite minute pour faire un petit point. Un CR complet n'est pas dans mes habitudes car l'écriture n'est pas ma principale qualité.
Néanmoins je ne pouvais pas ne pas vous dire ma joie d'avoir terminer ce trail.
Sur le papier, on dirait du déjà vu ; 65km pour 3200m de D+, ca me rappelle quelque chose...mais sur le terrain, c'est une autre paire de manche. Comparativement aux Templiers, l'ambiance est plus montagne car ca monte sacrément dans l'Ariège ! Nous sommes passés hier à 1560m avec un manteau neigeux encore très fourni.
Cela donne tout de suite une ambiance particulière que j'apprécie énormément, d'autant plus que l'odeur de la neige et le froid léger me procure vraiement un sentiment de pureté.
Même si la course s'est déroulée dans de bonnes conditions climatiques (pluie très forte seulement les 3 dernières heures pour ce qui me concerne), je n'ai jamais courru dans autant de boue ! Avec un tel terrain, les kilomètres me semblaient baucoup plus longs que d'habitude et mon organisme en a pris un sacré coup.
Par contre, il faut avouer que les paysages étaient superbes ! A ma vitesse lente, j'ai vraiment pu apprécier le panorama. Un vrai petit massif du Mt Blanc en miniature ! En plus, on peut dire que l'on pratique du trail historique car nous sommes passés par les chateaux de Monségur et de Roquefixade, de vrais petits bijoux.

Juste un dernier mot qui ne sera peut-être pas lu pas les intéressés mais un grand merci à l'organisation et à tous les bénévoles. Pour avoir participé à de nombreuses courses, je peux vous dire que ceux ci sont vraiment des gens très bien.

Et au fait, merci pour l'inscription offerte par ABS !
----------------------------------------------------------------------
Récit de Philippe TREBOSC- 58e en 10h10' 05", plein d'humour, de sincérité, de vérité et de simplicité...

L’avantage (si tant est que cela en soit un) avec l’Ariège Pyrénées Trail, c’est qu’il s’agit d’une course qui vous enlève vos illusions de super trailer. Certes, aucune course ne ressemble à une autre. Chacune donne l’occasion de se remettre en question, mais là, pour le coup, on n’est pas déçu du voyage.
L’inconvénient avec cette épreuve (il en faut bien un, au moins) est son organisation mi-avril, et donc pour les conditions météo: c’est pas le pied (pied dans la neige, pied dans la boue, pied dans l’eau).
Il est dommage que les tee-shirts remis en fin de course ne portent pas la mention désormais célèbre : « j’ai survécu », car pour nous, pauvres anonymes prétentieux (car ayant la prétention de franchir sans encombres 65km et 3200m de D+), les trois dernières heures de course nous ont mis en état de survie souvent mentale, parfois physique.
L’erreur à ne pas commettre : en pays Cathare nous ne sommes pas en pays conquis. Le pays est rude. La ligne d’arrivée, il faut la mériter. Le Cathare, c’est pas du chamalo. Mais comment faisaient-ils pour se trimbaler de château en château avec tout leur attirail ? Car pour eux pas de tee-shirts imper-respirants, pas de chaussettes Domyos et autre chaussures North-Face ! Respect à nos ancêtres qui nous auraient certainement mis minables sur une telle épreuve.
D’entrée de jeux, je me suis rendu compte que ça n’allait pas être une partie de plaisir. 1300m de dénivelé sur la digestion du petit déjeuner, voilà qui plante le décors. Et s’il manquait une petite touche poétique: 15 cm de neige feront bien l’affaire. Au sommet, rien à redire : le panorama vaut le détour. Voilà pour la carte postale.
Pour ma part le cauchemar a commencé en milieu d’ascension. Le petit déjeuner n’est pas difficile à digérer : je n’ai rien pu avaler. Depuis le départ, je ne suis pas parvenu à m’alimenter, pire je ne bois pas suffisamment. Je m’en rends compte, me force à manger trois abricots secs et tirer sur la pipette de ma réserve d’eau. Trop tard. Je vais le payer cash assez rapidement.
Seul point positif: il ne pleut pas. Les chemins sont encore à peu prés praticables. Holiday on Ice ce sera pour plus tard. Voilà trois heures que je suis en galère (j’ai pu avaler un verre de produit miracle au premier ravitaillement, ça fait léger). Dada11 (Daniel) et moi faisons route ensemble. Deux, trois mots échangés m’aident à tenir. C’est ça aussi les UFO. Sans le savoir, sans le vouloir, on se soutien, on s’encourage: un geste, un mot.
Au loin le château de Montségur. Il a l’air de bien se marrer en nous voyant cavaler vers lui. Il est synonyme de mi-parcours, ça fait du bien d’y penser. On croise des « collègues » qui y sont déjà passés et attaquent le retour. Ca c’est moins bon pour le moral, car si on savait... « Allez, courage ! » - « Pourquoi il dit ça ? » Petite surprise: au lieu de prendre le chemin qui mène directement au sommet, on descend sur le village: point de ravitaillement. Manger. Se forcer. Daniel est là. On plaisante un peu. On sait que la partie est rude autant pour l’un que pour l’autre. Quand je ressors, je lève les yeux vers le château. Vision d’horreur. Les organisateurs ont certainement tracé le parcours avec un curvimètre, en choisissant la pente la plus raide. Il ne pleut toujours pas. Et si ça tenait jusqu’à l’arrivée ?
Un brin de route nationale et en sortie du village de Villeneuve on bifurque sur un nouveau sentier... qui n’a de sentier que le nom. Une rivière de boue oui ! Impossible de courir, on peut difficilement marcher. Vendredi soir, dans la voiture qui m’amène à Foix, j’entends Jane Birking chanter « La gadoue ». Si j’avais su, j’aurais immédiatement arrêté la radio... trop prémonitoire. « On dirait que ça t’gène de marcher dans la boue… » lui répondait Michel Delpech. L’organisme en prend un sacré coup.
A la sortie de cet enfer Daniel me rejoint. Je commence vraiment en à avoir plein les bottes. Je tente de rester à sa hauteur mais dans la montée vers Roquefixade je lâche prise. Nouveau ravitaillement. M’y attendent mes ami(e)s. Pour la première fois, l’envie d’abandonner un trail me vient à l’esprit. Je me sens vraiment au bout du rouleau mais, quand de telles personnes font preuves d’autant d’amour et d’amitié et passent une journée à tenter d’être présentes à chaque carrefour pour vous encourager: on n’a pas le droit de les décevoir. Alors on va chercher au fond de soi la petite flamme qui permettra de rallumer le moteur et de terminer la boucle. Encore deux « sommets » à passer. Il pleut. Je traîne ma misère sur le chemin. Juste avant la descente sur Caraybat deux « contrôleuses » s’abritent tant bien que mal sous une bâche. Qu’importe le vent et la pluie: elles m’encouragent. Et je voulais abandonner ? Non mais quelle leçon ! Allez mon gars plus que 10 bornes.
A Caraybat mes suiveurs sont toujours là. Un gars de la sécu sors de son véhicule, s’approche de nous et me demande « Tu veux abandonner? ». Si c’est une plaisanterie, elle est de très mauvais goût et le regard que je lui décoche aurait fait frémir un chevalier Cathare dans son armure.
7 km plus loin : Foix. Sous la Halle aux grains c’est la fête. Un peu plus de 10 h pour faire le tour (le vainqueur m’a encore mis 3 plombes dans la vue). Médaille en chocolat autour du cou je retrouve Daniel. Trop fatigué pour engager une longue conversation et rêvant d’une bonne douche je n’ai qu’une envie: rentrer. C’est con. Notre rencontre aurait vraiment mérité que je m’attarde un peu plus. Mille excuses. Bertrail (autre UFO) a déjà dû arriver depuis belle lurette. Lionel (encore un UFO ) ne devrait pas tarder. Leur rencontre, trop brève, fut un réel plaisir.
Depuis ce matin, je n’ai pas besoin d’ouvrir un livre d’anatomie. Je connais par coeur l’emplacement des muscles des jambes et même certains que je ne soupçonnais pas ! Mais rien ne me fera regretter ces moments arrachés à nos vies besogneuses. Nous sommes désormais un peu fils des Chevaliers Cathares. Que vive l’esprit UFO !
-----------------------------------------------------------------------

et toujours le trail vécu de l'interieur par Bertrand ALBERT de CARCASSONNE, photos à l'appui, un clic pour voir son site ...une visite s'impose...
 Mise à jour effectuée le 21/04/2004   

 
Contact | Forum | Liens | Les news | Newsletter

copyright 2002 SPORT09.com